Pardon : Ho’Oponopono

Quand je suis allée en Amazonie pour la seconde fois, je n’ai pas pris le temps de m’extasier devant la beauté de la jungle en arrivant.
Je n’ai pas pris le temps de dire bonjour à mon Tambo (c’est  la cabane très sommaire qui m’accueille pendant ma retraite  : un lit, un hamac, une chaise, des WC et un seau d’eau : voilà le contenu de mon habitation).
J’avais choisi le même tampon que l’an dernier, j’étais donc en terrain connu.
En arrivant, j’étais fatiguée et je n’avais qu’une seule hâte : me reposer.
J’ai installé mon hamac, la moustiquaire, j’ai déballé mes affaires et pendant tout ce temps, je me suis fait littéralement « bouffer » par les moustiques. Malgré les vêtements anti-moustiques et les répulsifs, je me suis fait assaillir !
En quelques heures j’avais été plus piquée qu’en 15 jours l’année passée.
Alors j’ai décidé de me mettre à l’abri dans mon hamac et je ne sais pas ce qui s’est passé, le hamac a basculé, je suis tombée et j’ai déchiré ma moustiquaire.
En tombant, je me suis fait mal au dos. Alors je me suis réfugiée dans mon lit et j’ai pleuré.
J’ai pleuré ma colère, j’ai pleuré mes peurs, j’ai pleuré mes doutes.
Je me suis répétée au moins 100 fois : « Mais qu’est ce que je fous là ? »
Quelques heures après, à la nuit tombante, je me suis relevée pour aller rejoindre le groupe autour du feu de camp.
J’ai voulu remettre mon pantalon que j’avais laissé par terre. Et là, vision d’horreur, des centaines de termites étaient en train de ramper sur mon pantalon. Heureusement que j’avais prévu un second pantalon.
En descendant le chemin, j’ai posé ma main sur une rambarde pour traverser une petite rivière.
J’ai aussitôt retiré ma main en poussant un cri : je venais de poser la main sur une chenille urticante.
Ma main me brûlait, ma gorge me brûlait et mes yeux pleuraient.
Quand je suis arrivée autour du feu, je me suis demandée comment j’allais tenir ici pendant 3 semaines dans cette jungle aussi hostile.
Et puis le processus s’est enclenché. Autour du feu, j’ai demandé la guérison et l’ouverture de mon coeur.
Je le sentais tellement fermé mon coeur. Etait ce parce que j’étais partie seule, laissant mon mari en France ?
L’animatrice du groupe a demandé Pardon la forêt Amazonienne pour la folie des hommes, car quelques semaines avant une grande partie de la forêt avait été ravagée par les flammes.
Et là, en un quart de seconde, tout s’est éclairé en moi.
Cette jungle que je trouvais si dure si hostile, presque malveillante était juste en colère.
Je me suis rendue compte de mon erreur, à quel point j’avais été grossière/
Je n’avais pas pris le temps de dire bonjour à mon environnement et à ses occupants.
Je n’avais même pas pensé a remercier la nature, cette jungle sauvage de m’accueillir.
En rentrant dans mon Tambo, j’ai allumé une bougie et j’ai demandé pardon à la nature.
J’ai répété en boucle cette formule de guérison Hawaïenne « Désolé, pardon, merci, je t’aime », et ce jusqu’à temps que je sente l’environnement devenir plus doux, plus léger.
J’ai demandé pardon du plus profond de mon coeur et j’ai remercié ce lieu magique.
Je l’ai remercié pour son accueil et je lui ai demandé de l’aide.
Je lui ai demandé de bien vouloir me soutenir pendant les trois prochaines semaines.
Je crois que la nature m’a dit « Je te pardonne » quand elle a allumé des dizaines de lucioles en même temps. Je n’en avais jamais vu autant en un seul coup d’oeil, c’était féérique/
Pendant le reste du séjour, j’ai pris le temps de m’extasier devant la beauté des papillons et des colibris.
J’ai passé de longues heures dans mon hamac à contempler la beauté du paysage et à me dire que j’avais beaucoup de chance de vivre cette expérience.
 
Quand j’y repense aujourd’hui, je me dis que par le passé, j’ai souvent agit de la même façon avec ceux qui m’entourent, que ce soit mes parents, mes enfants, ou mon mari.
J’ai vécu en pilotage automatique sans me rendre compte de la chance que j’avais de vivre avec de si belles personnes.
Aujourd’hui, les choses ont changé.
Je remercie la vie chaque jour de me donner l’opportunité de m’endormir chaque soir dans les bras de mon mari, de me réveiller chaque matin en remerciant la vie de nous donner la chance de partager une nouvelle journée.
Chaque jour, j’envoie une pensée d’amour à mes enfants, même s’ils sont loin, à mes parents et je les remercie d’être là tout simplement.
 
Cette façon de voir la vie m’a permis d’acquérir une certaine paix intérieure.
Aujourd’hui, je relativise beaucoup toutes les formes de conflit qui m’entourent.
J’ai reçu une belle leçon de vie dans cette jungle.
Aujourd’hui, je sais que les gens autour de moi qui ont des comportements un peu rudes, qui peuvent parfois me faire très mal, sont en fait des personnes en souffrance comme l’était la forêt Amazonienne.
Alors j’essaie de voir derrière les apparences, derrière les masques, derrière l’ego et d’accueillir que derrière tous ces comportements, il y a un coeur qui souffre.
Avec toute cette bienveillance que j’ai en moi, j’imagine que j’ouvre la porte de leur coeur, en leur disant simplement : « Désolée, Pardon, Merci, Je t’aime ». C’est tellement simple et puissant à la fois..
Quand je fais ce type de visualisation, je m’accompagne de l’huile essentielle de Rose qui me permet d’ouvrir mon coeur en grand.
 
Si vous avez envie de pratiquer simplement, je vous conseille le coffret « Sagesse et Puissance de Ho’Oponopono » de Marieli Hurtado-Graciet et Jean Graciet, c’est une vraie douceur pour le coeur.

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